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T3 : Un trimestre positif pour les actions et des taux de rendement obligataires en hausse

Le troisième trimestre 2026 a été favorable aux investisseurs, puisque l'indice composé S&P/TSX et l'indice S&P ont tous deux atteint des sommets historiques, enregistrant de légers gains sur cette période de trois mois.

Les actions américaines ont continué de bénéficier d’une croissance solide et de résultats exceptionnels, ces derniers ayant largement soutenu leur progression, alors que les valorisations se sont modérées depuis le début de l’année. Une question essentielle est de savoir si les dépenses consacrées à l’IA généreront en fin de compte les rendements nécessaires pour justifier des attentes de bénéfices de plus en plus élevées.

Les actions canadiennes ont bénéficié d’une composition différente des résultats, notamment de conditions favorables pour les sociétés du secteur de l’énergie grâce à la hausse des prix du pétrole, ainsi que de la contribution des secteurs des services financiers et des matériaux, dans un contexte d’amélioration plus généralisée des bénéfices.

L’Europe et le Japon ont continué de démontrer l’intérêt de ne pas se limiter aux États-Unis, en offrant des participations dans des secteurs d’activité différents et des sources de rendement distinctes de celles des indices de référence américains, fortement axés sur la technologie.

Nous restons optimistes à l’égard des actions et estimons qu’il est possible d’opter pour une légère surpondération dans les portefeuilles équilibrés. La solidité des résultats et la croissance économique continuent d’être des facteurs favorables, mais les placements concentrés dans l’IA, les risques géopolitiques et le resserrement des conditions financières renforcent la nécessité d’une diversification étendue entre les entreprises, les secteurs et les sources de risque.

Les rendements obligataires s’envolent

Les taux de rendement des obligations d’État à long terme des États-Unis et du Canada ont continué d’augmenter au cours du trimestre. Ils se situent désormais à des niveaux qui n’avaient plus été observés depuis avant la crise financière mondiale. Cette situation a pesé sur les cours des obligations, mais la hausse des taux de rendement pourrait offrir un point de départ plus attrayant pour les investisseurs, même si les rendements globaux futurs ne sont pas garantis.

Plusieurs facteurs pourraient maintenir les taux à long terme à un niveau élevé, notamment une inflation tenace, les dépenses déficitaires des gouvernements et les émissions de titres de dette par les entreprises du secteur de l’IA afin de financer leurs dépenses en immobilisations. Les gouvernements et les entreprises se livrent en effet une concurrence pour le même bassin de capitaux mondiaux, et les investisseurs pourraient exiger des taux de rendement plus élevés pour absorber cette offre supplémentaire.

Cependant, les obligations d’État ne devraient pas automatiquement constituer le premier choix simplement parce que leurs taux de rendement ont augmenté. Les obligations de sociétés nord-américaines et européennes de première qualité peuvent offrir des taux de rendement similaires, voire supérieurs, tout en offrant une compensation supplémentaire pour le risque de crédit. Les bilans et les flux de trésorerie des entreprises demeurent sains, et la qualité du marché des titres à rendement élevé s’est améliorée.

De la résilience à l’expansion

Au cours du trimestre, l’économie mondiale a continué de passer d’une phase de résilience à une phase d’expansion. Cette évolution s’explique par la conjonction de plusieurs facteurs : d’importants déficits budgétaires, une hausse des dépenses de défense, des investissements dans la transition énergétique et, surtout, le développement des infrastructures d’intelligence artificielle. Il ne s’agit pas d’un essor économique classique, mais d’un contexte dans lequel la croissance reste raisonnablement solide, l’inflation se maintient au-dessus des cibles de la banque centrale et les taux d’intérêt augmentent progressivement.

Soutenue par la politique budgétaire, les dépenses de consommation et un cycle vigoureux, la croissance aux États-Unis s’est avérée solide plutôt que simplement résiliente. Le contexte du marché du travail, caractérisé par l’absence d’embauches comme de licenciements, laisse entendre que l’économie n’est ni en surchauffe ni en voie de récession.

Le Canada a entamé l’année dans un contexte fragile marqué par une faible croissance, mais l’activité s’est améliorée, portée par les secteurs manufacturier et énergétique, les dépenses gouvernementales et les premiers investissements dans les centres de données. Malgré ces progrès, la faible productivité, la prudence des consommateurs et l’incertitude entourant l’accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique risquent de freiner la reprise. La situation s’améliore au Canada, mais il reste encore beaucoup à faire.

Les investissements dans l’IA, quant à eux, sont devenus un moteur important de la croissance mondiale. Les dépenses consacrées aux centres de données, aux semi-conducteurs, aux équipements de réseau, à la production d’électricité et aux infrastructures en nuage profitent aux secteurs de l’industrie, des services publics, de la construction et de la fabrication. Même si ces investissements sont susceptibles de soutenir l’activité pendant des années, leur recours croissant au financement par emprunt et par capitaux propres justifie une surveillance attentive.

L’inflation demeure un risque majeur dans ce contexte. La désinflation est perceptible dans des secteurs tels que le logement, mais les chocs récurrents liés aux droits de douane, à l’énergie et à la demande liée à l’intelligence artificielle ont interrompu le retour vers la cible. Les banques centrales disposent donc d’une marge de manœuvre plus restreinte en matière d’assouplissement que ne l’avaient prévu les investisseurs au début de l’année.

Vigilance et opportunisme

Dans l’ensemble, le message pour le troisième trimestre consiste à maintenir la vigilance tout en sachant saisir les occasions qui se présentent. La croissance économique continue de soutenir les résultats, mais l’inflation, les taux d’intérêt et les risques géopolitiques devraient maintenir la volatilité à un niveau élevé. Les investisseurs devraient éviter d’adopter une stratégie trop défensive, tout en conservant un portefeuille conçu à la fois pour la résilience et pour saisir les occasions.

Un portefeuille bien constitué devrait conserver une importante part de placements en actions, utiliser les titres à revenu fixe à la fois comme source de revenu et comme contrepoids potentiel, et diversifier les risques liés aux activités sous-jacentes plutôt que de se fonder uniquement sur les catégories d’actifs. L’objectif n’est pas de prévoir chaque changement de temps, mais de s’assurer que le portefeuille dispose d’un parapluie tout en restant en mesure de tirer profit des beaux jours.

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L'indice S&P 500 suit la performance de 500 des plus grandes entreprises aux États-Unis. L'indice composé S&P/TSX est l'indice de référence canadien qui suit la performance des entreprises cotées à la Bourse de Toronto (TSX). Il n’est pas possible d’investir directement dans un indice.

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